Information du : 10/03/2019

Cycle répertoire : To Live and Die in L.A.

Un voyage dans Los Angeles, la cité cinéma par excellence, au travers de cinq films qui nous montrent ses différents visages et nous font traverser six décennies de cinéma hollywoodien.

Los Angeles. La Cité des Anges. Visite guidée en cinq films qui sont autant de jalons du cinéma hollywoodien. La quintessence du film noir avec Assurance sur la mort puis la relecture existentielle et mélancolique du genre par le Nouvel Hollywood des années 70 avec Le Privé. Dans les année 80, alors que Reagan vante l'ultralibéralisme, le cinéma se fait l'écho des dérives du système, Friedkin montrant avec Police Fédérale L.A. la contamination de la corruption et la perte de tout repère moral tandis que John Carpenter livre avec Invasion L.A. un véritable pamphlet anti-capitaliste. Si Hollywood reflète les soubresauts de la société, il l'a aussi transformé en pur espace fantasmatique, à l'image des héroïnes de Mulholland Drive qui se retrouvent emportées par David Lynch dans les un labyrinthe tissé des multiples mythes de l'industrie à rêve...

POLICE FÉDÉRALE LOS ANGELES

Un film de William Friedkin
avec William Petersen, Willem Dafoe et John Pankow
1985 – 1h56

Après avoir marqué définitivement le film policier des années 70 avec French Connection, William Friedkin récidive en 1985 en signant LE polar des années 80. Film imprévisible, désespéré, To Live and die in L.A. transfigure la vision esthétisante du chef opérateur Robby Müller par une noirceur absolue. Porté par William Petersen, alors au début et au sommet de sa carrière et un Willem Dafoe halluciné, le spectateur suit hagard cette descente aux enfers qui prend souvent une tournure fantastique malgré le réalisme du propos.

ASSURANCE SUR LA MORT

Un film de Billy Wilder
avec Fred MacMurray, Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson
1944 – 1h47

Ecrit avec Raymond Chandler, le troisième film de Billy Wilder pousse l'art de la narration cinématographique à des sommets alors rarement atteints et installe définitivement le cinéaste comme un maître d'Hollywood. Considéré comme l'un des chefs d’œuvres absolus du film noir, ses innovations formelles et narratives ont effectivement révolutionnées le genre.

"Walter Neff, un employé d’une compagnie d’assurances, tombe amoureux de sa cliente Phyllis Dietrichson qui réussit à le convaincre d’échafauder avec elle un plan pour supprimer son mari encombrant et violent et ainsi partager avec elle l’assurance-vie de ce dernier. Walter Neff dont le meilleur ami Barton Keyes est un fin limier qui enquête sur les fraudes à l’assurance dans la même compagnie que lui pense avoir trouver le plan parfait pour faire passer un meurtre pour un accident. Mais les choses ne se termineront pas comme prévu. C’est justement par la fin que Wilder commence son histoire, racontée par Neff blessé qui se confesse dans le bureau de Keyes. Ce procédé de récit en flash back, qui plonge dès le début le film dans une atmosphère de noirceur et de désespoir, assez nouvelle pour l’époque sera repris de manière plus radicale par Wilder dans Boulevard du crépuscule. Assurance sur la mort doit bien sûr beaucoup à Barbara Stanwick, géniale actrice à la filmographie magnifique et qui créée ici un modèle de garce et de femme fatale, à la séduction vénéneuse et irrésistiblement sexuelle, presque le Mal incarné. Le film de Billy Wilder capte – et reconstitue – aussi à la perfection l’ambiance du Los Angeles des années 40, et surtout ses intérieurs – maison, appartement, bureaux et le fameux supermarché où les amants se retrouvent en secret : la photographie et la direction artistique ne sont pas étrangères à la fascination qu’exerce encore Assurance sur la mort soixante-dix ans après sa réalisation." Olivier Père

LE PRIVÉ

Un film de Robert Altman
avec Elliott Gould, Nina Van Pallandt et Sterling Hayden
1973 – 1h52

The Long Goodbye fait partie de ce "revival" du film noir auquel on assista dans les années 70. Robert Altman propulse ainsi le mythique détective Philip Marlowe imaginé par Raymond Chandler dans le Los Angeles de 1973. Les idéaux des années soixante se sont pris la guerre du Vietnam de plein fouet, la société change, plus cynique, impitoyable et Altman filme un Los Angeles où coexistent quelques rescapés des décennies précédentes (l’écrivain alcoolique campé par Sterling Hayden, les voisines babas de Marlowe, Marlowe lui-même et son code d’honneur périmé) et les nouveaux cyniques d’une société déphasée.

"Il fait beau, il y a du soleil, mais la lumière (signée Vilmos Zsigmond) reste blanche. La nuit aussi est blanche, faussement paisible. Le « penthouse » de Marlow, qui domine la ville scintillante, est plutôt miteux à l’intérieur. Le décor et son envers : l’expression sied vraiment à cette traversée brumeuse de Los Angeles. De la salle d’interrogatoire avec sa vitre en trompe-l’œil au quartier résidentiel du côté de Malibu, sorte de prison dorée, protégée par un gardien qui aime singer les grands acteurs hollywoodiens. Tout paraît un peu faux, irréel dans cet univers étouffant de luxe et de calme, masquant la folie, l’impuissance, la pourriture de l’argent. Altman nous plonge dans une sorte de rêve éveillé, où défilent des hurluberlus (un psychiatre chichiteux, un malade tout emmailloté de bandages, etc). Où l’intimidation peut virer au strip-tease grotesque (l’occasion de voir Arnold Schwarzenegger, alors débutant, en slip jaune !). Où les rouleaux déferlant sur les plages magnifiques invitent au suicide." Télérama

INVASION LOS ANGELES

Un film de John Carpenter
avec Roddy Piper, Meg Foster et Keith David
1988- 1h34

Invasion L.A. est le film le plus ouvertement contestataire de John Carpenter, un pamphlet d'une rare virulence qui n’hésite pas à montrer yuppies et golden boys comme des extraterrestres venus s’emparer de la planète. Ici, pas de sous-texte politique plus ou moins caché derrière le cinéma de genre : la charge est évidente, frontale : le peuple américain est soumis à un véritable lavage de cerveau visant à le transformer en mouton servile, masse amorphe dont la seule finalité est de consommer et de nourrir une poignée de dirigeants et de décideurs. Anarchiste, nihiliste, Invasion L.A. brosse un portrait au vitriol du monde capitaliste.

MULHOLLAND DRIVE

Un film de David Lynch
avec Naomi Watts, Laura Harring et Justin Theroux
2001 – 2h27
Dernier long métrage pour le cinéma de David Lynch (avant son grand retour en 2018 avec la troisième saison de Twin Peaks), Mulholland Drive est certainement le chef d'oeuvre du cinéaste, torrent émotionnel et sensitif qui nous en emporte dans un labyrinthe d'images imprévisibles et uniques. Un film à nul autre pareil qui résonne avec le Persona de Bergman, ce qui nous permet avec ce dernier film du cycle de boucler la boucle de cette nouvelle saison répertoire Cinéphare !

"Roman d'amour dans la cité des rêves, hommage vitriolé à Hollywood, cauchemar éveillé d'amante délaissée, vertigineuse traversée des miroirs, le chef-d'oeuvre lynchien est incrusté de références au cinéma classique : Sueurs froides, En quatrième vitesse, Gilda. Mais le scintillement des mythes n'empêche pas une somptueuse création romanesque : déstructuré en apparence, Mulholland Drive est aussi un film « normal », figuratif, dont on peut ­tirer l'histoire au clair (la première partie serait le songe ultime de l'héroïne de la seconde moitié). Sa faille mystérieuse au milieu du ­récit, sorte de trou noir au sortir duquel tout est reconfiguré, a influencé beaucoup de réalisateurs depuis". Télérama

  • Carhaix, Le Grand Bleu - 3 et 4 mai

    Guéméné, Ciné Roch- 7 mai

    Huelgoat, Arthus – 15 et 19 mai

    St Malo, Le Vauban II : sem du 15 mai

    St Brieuc, Club 6 – 23 mai

    Callac, L'Argoat - 26 mai

    Morlaix, La Salamandre – 28 mai

    Le Palais, Le Rex – 29 ou 30 mai

    Douarnenez, Le Club- à dater

    Loudéac, Le Quai des images - à dater

    Nivillac, La Couronne - à dater

    Penmarc'h, Eckmühl - à dater

    Plougastel Daoulas, L'Image - à dater

    St Renan, Le Bretagne - à dater
  • Plestin les Grèves, Le Douron : 26 et 29 avril

    Huelgoat, Arthus – 1er et 5 mai

    Stt Brieuc, Club 6 – 2 mai

    Plougonvelin, Le Dauphin – 14 mai

    Moëlan, Le Kerfany – 14 mai

    Carantec, L'Etoile – 15 mai

    Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 15 mai

    Etel, La Rivière – mai

    Nivillac, La Couronne – mai

    Redon, Cinémanivel – mai

    Penmarc'h, Eckmühl - mai

    Guéméné, Ciné Roch – juin

    St Malo, Le Vauban II – sem du 12 juin

    Le Palais, Le Rex – sem du 19 juin

    Morlaix, La Salamandre – 25 juin

    Carhaix, Le Grand Bleu – 5 et 6 juillet

    Questembert, L'Iris – 4 et 6 août

    Douarnenez, Le Club - à dater

    Loudéac, Le Quai des images - à dater

    Plougastel Daoulas, L'Image - à dater

    St Renan, Le Bretagne - à dater
  • Quimperlé, La Bobine – 6 mai

    Le Palais, Le Rex – 13 mai

    Redon, Cinémanivel – mai

    Questembert, L'Iris – 2 et 4 juin

    Plougonvelin, Le Dauphin – 4 juin

    Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 5 juin

    St Brieuc, Club 6 – 6 juin

    Moëlan, Le Kerfany – 11 juin

    Huelgoat, Arthus – 19 et 23 juin

    Callac, L'Argoat – juin

    Etel, La Rivière – juin

    Groix, Le Korrigan – juin

    Nivillac, La Couronne – juin

    Penmarc'h, Eckmühl – juin

    Saint Malo, Le Vauban II – sem du 17 juillet

    Morlaix, La Salamandre – 23 juillet

    Guéméné, Ciné Roch - juillet

    Carhaix, Le Grand Bleu – 2 août

    Douarnenez, Le Club - à dater

    Loudéac, Le Quai des images - à dater

    Plestin les Grèves, Le Douron - à dater

    Plougastel Daoulas, L'Image - à dater

    St Renan, Le Bretagne - à dater
  • Huelgoat, Arthus – 19 mai et 2 juin

    Plestin les Grèves, Le Douron : 31 mai et 3 juin

    Guéméné, Ciné Roch – mai

    Carhaix, Le Grand Bleu – 7 et 8 juin

    St Brieuc, Club 6 – 20 juin

    Redon, Cinémanivel – juin

    Plougonvelin, Le Dauphin – 2 juillet

    Questembert, L'Iris – 7 et 9 juillet

    Moëlan, Le Kerfany – 9 juillet

    Nivillac, La Couronne – juillet

    Penmarc'h, Eckmühl – juillet

    Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 3 juillet

    Le Palais, Le Rex – sem du 21 août

    St Malo, Le Vauban II – sem du 21 août

    Morlaix, La Salamandre – 27 août

    Loudéac, Le Quai des images - à dater

    Plougastel Daoulas, L'Image - à dater

    St Renan, Le Bretagne - à dater
  • Huelgoat, Arthus – 17 et 21 avril

    Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 1er mai

    Carhaix, Le Grand Bleu – 10 et 11 mai

    Questembert, L'Iris – 5 et 7 mai

    Quimperlé, La Bobine – 5 juin

    Carantec, L'Etoile – 19 juin

    Plestin les Grèves, Le Douron : 27 juin

    Le Palais, Le Rex – sem du 3 juillet

    Etel, La Rivière – juillet

    Nivillac, La Couronne – juillet

    Redon, Cinémanivel – juillet

    Plougonvelin, Le Dauphin – 6 août

    Moëlan, Le Kerfany – 13 août

    Penmarc'h, Eckmühl – août

    Guéméné, Ciné Roch – août

    Loudéac, Le Quai des images - à dater

    St Renan, Le Bretagne - à dater

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