Information du : 09/03/2019

Cycle répertoire : cinéma anglais

Après avoir célébré Bergman, nous poursuivons notre saison répertoire 2018/2019 avec un cycle consacré au cinéma anglais. Au programme de début janvier à fin avril : un film bouleversant d'Alexander Mackendrick et un focus sur le free cinema avec trois classiques signés Karel Reisz, Tony Richardson et John Schlesinger.

Dans une célèbre interview avec Alfred Hitchcock, François Truffaut se demandait à haute voix «s’il n’y a pas incompatibilité entre le mot cinéma et le mot Angleterre ». « Cette phrase a été reprise partout et pendant quarante ans, elle a fondé les critiques françaises. Du coup, chez nous, il n'y a presque rien d'écrit sur Alexandre Mackendrick ou sur le Free Cinema, qui a vu le jour pratiquement au moment où, en France, apparaissait la Nouvelle Vague » rappelait il y a quelques années Bertrand Tavernier. Ce cycle consacré au cinéma anglais est donc l'occasion de (re)découvrir cette cinématographie par trop méconnue qui dans les années 50 et 60 proposait pourtant des œuvres passionnantes mêlant une approche documentaire et sociale à d'innovantes expérimentations formelles.

MANDY

Un film d'Alexander Mackendrick
avec Phylis Calvert et Jack Hawkins
1952 – 1h33

Mandy, sourde à sa naissance, est tiraillée entre ses parents qui ne sont pas d’accord sur l’éducation à lui donner. Sa mère l’inscrit dans une institution spécialisée où un professeur la convainc que, grâce à ses méthodes, Mandy pourra peu à peu apprendre à parler. Jaloux du professeur, le père retire l’enfant de l’institution...

On connaît surtout Alexander Mackendrick pour ses comédies mordantes réalisées au sein du studio Ealing (Whisky à gogo, L’Homme au complet blanc,Tueurs de dames) mais c'est un drame bouleversant sur le handicap et l'enfance que nous vous proposons de découvrir ici.

"Mackendrick a su dramatiser sa matière documentaire. Il y a dans le film une dizaine de minutes qui touchent au sublime. En particulier la scène où la fillette prend pour la première fois conscience de l’existence de son (...) Mackendrick y rend en quelque sorte physiquement sensible un événement spirituel, il nous le fait toucher du doigt comme Mandy elle-même touche le son qui fait battre la fine membrane de caoutchouc". André Bazin

SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN

Un film de Karel Reisz
avec Albert Finney et Shirley Ann Field
1960 – 1h29

Dans les années 1960, à Nottingham, Arthur, un ouvrier de 24 ans, le week-end venu, s’étourdit dans les pubs pour oublier sa condition sociale précaire malgré son travail consciencieux à l’usine. Dès le samedi, la bière coule à flots pour lui et ses copains. Sa maîtresse, Brenda, une femme plus âgée que lui et épouse d’un de ses collègues de travail, lui est très attachée. Mais Arthur est bientôt attiré par une jeune fille de son âge, Doreen, une nouvelle relation qui a pour effet de rompre avec son morne quotidien.

Tony Richardson était un des réalisateurs anglais les plus aventureux de l'époque (il faut se souvenir du traitement de choc qu'il administre au film en costumes l'année suivante avec son délirant Tom Jones) et il le prouve à nouveau en mêlant l'esthétique la plus austère et naturaliste avec de déroutantes expérimentations formelles.

"Film-manifeste du Free Cinema britannique, Samedi soir, dimanche matin est une œuvre totalement révolutionnaire dans l'Angleterre des années 60. Car le spectateur découvre alors, stupéfait, une vision inédite du monde ouvrier." Frank Garbaz

LA SOLITUDE DU COUREUR DE FOND

Un film de Tony Richardson
avec Michael Redgrave et Tom Courtenay
1962 - 1h44

Colin Smith est un jeune révolté qui, à la suite d’un vol commis dans une boutique, est placé dans un centre d'éducation surveillée. Pratiquant la course de fond, il s’évade en rêveries de son morne quotidien durant ses courses solitaires. Il gagne sa notoriété dans l'établissement grâce à ses performances de coureur et prend le parti de suivre les ambitions qu’a pour lui Ruxton Towers, le directeur du centre...

Tony Richardson était un des réalisateurs anglais les plus aventureux de l'époque (il faut se souvenir du traitement de choc qu'il administre au film en costumes l'année suivante avec son délirant Tom Jones) et il le prouve à nouveau en mêlant l'esthétique la plus austère et naturaliste avec de déroutantes expérimentations formelles.

"C'est par la modernité de la mise en scène que le cinéaste réussit à bousculer les conventions d'un ordre établi britannique cadenassé. L'absence de linéarité du récit s'appuyant sur un montage très libre, inspiré par la Nouvelle Vague française, déconstruit intelligemment les codes de la narration et nous plonge dans les méandres de la psychologie du protagoniste. De même, c'est une caméra ultramobile, portée à l'épaule, qui filme au plus près les garçons sur le terrain de football ou pendant la tentative de mutinerie à la cantine : il n'y a dès lors plus aucune distance entre le spectateur et les personnages auxquels on s'identifie pleinement. Véritable révélation, Tom Courtenay est désarmant de naturel dans le rôle de Smith, ce garçon introverti et peu éloquent et pourtant si expressif. Une œuvre majeure à redécouvrir de toute urgence." Frank Garbaz

BILLY LIAR

Un film de John Schlesinger
avec Tom Courtenay et Mona Washbourne
1963 – 1h38

Au début des années 60, Billy Fischer, jeune homme vivant toujours chez ses parents, traîne sa morne existence en travaillant comme assistant. Il ne rêve que d’une chose : partir à Londres afin de réaliser son rêve, devenir script pour un grand comique.

Troisième grand nom du Free Cinema, John Schlesinger est plutôt connu pour ses films américains (Manhattan Cowboy, Marathon Man). Il a pourtant débuté sa carrière en Angleterre avec Un Amour pas comme les autres et Loin de la foule déchaînée, récoltant de nombreuses récompenses internationales (un Ours d'Or, plusieurs Oscars) et révélant la future star Julie Cruise dans ce Billy Liar.

CYCLE REPERTOIRE CINEMA ANGLAIS

De janvier à fin avril dans 23 salles du réseau Cinéphare

EN PARTENARIAT AVEC

MANDY

Plestin, Le Douron : 4 et 7 jan

Plougonvelin, Le Dauphin – 8 jan

Moëlan, Le Kerfany – 8 janvier

St Malo, Le Vauban II – sem du 9 jan

Carhaix, Le Grand Bleu – 11 et 12 jan

Questembert, L'Iris – 13 et 15 jan

Redon, Cinémanivel – 17,20 et 21 jan

Huelgoat, Arthus – 16 et 21 jan

Guéméné, Ciné Roch – 17 jan

St Brieuc, Club 6 – 24 janvier

Etel, La Rivière – 28 jan

Morlaix, La Salamandre – 29 jan

Penmarc'h, Eckmühl – en jan

Nivillac, La Couronne – en jan

Loudéac, Le Quai des images – 2 fév

Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 6 fév

Groix, Le Korrigan – 14 mars

Callac, L'Argoat – 17 mars

Douarnenez, Le Club – à dater

Plougastel Daoulas, L'Image – à dater

St Renan, Le Bretagne – à dater

SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN

Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 9 jan

Carantec, L'Etoile – 16 jan

Plestin , Le Douron – 26 et 29 janv

Quimperlé, La Bobine – 28 jan

Carhaix, Le Grand Bleu – 1er et 2 fév

Loudéac, Le Quai des images - 3 fév

Nivillac, La Couronne – 4 fév

Questembert, L'Iris – 3 et 5 fév

Redon, Cinémanivel – 3,4 et 5 fév

Plougonvelin, Le Dauphin – 5 fév

St Malo, Le Vauban II – sem du 6 fév

Huelgoat, Arthus – 6 et 11 fév

Guéméné, Ciné Roch – 7 fév

Moëlan, Le Kerfany – 12 fév

Etel, La Rivière – 25 fév

Morlaix, La Salamandre – 26 fév

Penmarc'h, Eckmühl – en fév

Callac, L'Argoat – 10 mars

Douarnenez, Le Club – à dater

St Renan, Le Bretagne – à dater

LA SOLITUDE DU COUREUR DE FOND

Douarnenez, Le Club – sem du 5 jan

Loudéac, Le Quai des images - 3 fév

St Brieuc, Club 6 – 7 fév

Plestin, Le Douron – 5 et 18 fév

Plougastel, L'Image – 19 fév

Quimperlé, La Bobine – 27 févr

Huelgoat, Arthus – 27 fév et 4 mars

Carhaix, Le Grand Bleu – 1er et 2 mars

Nivillac, La Couronne – 4 mars

Plougonvelin, Le Dauphin – 5 mars

Callac, L'Argoat – 10 mars

Questembert, L'Iris – 10 et 12 mars

Moëlan, Le Kerfany – 12 mars

St Malo, Le Vauban II – sem du 13 mars

Guéméné, Ciné Roch – 14 mars

Etel, La Rivière – 25 mars

Morlaix, La Salamandre – 26 mars

Penmarc'h, Eckmühl – en mars

Redon, Cinémanivel – en mars

Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 3 avr

St Renan, Le Bretagne – à dater

BILLY LIAR

Loudéac, Le Quai des images – 3 fév

Carantec, L'Etoile – 20 fév

Gourin, Jeanne d'Arc – sem du 6 mars

Plougastel, L'Image – 9 mars

Callac, L'Argoat – 17 mars

Huelgoat, Arthus – 20 et 25 mars

St Brieuc, Club 6 – 21 mars

Quimperlé, La Bobine – 25 mars

Redon, Cinémanivel – 31 mar, 1er et 2 avril

Plestin, Le Douron : 1er et 4 avr

Plougonvelin, Le Dauphin – 2 avr

Carhaix, Le Grand Bleu – 5 et 6 avril

Questembert, L'Iris – 7 et 9 avril

Moëlan, Le Kerfany – 9 avr

Guéméné, Ciné Roch – 18 avril

Etel, La Rivière – 23 avril

St Malo, Le Vauban II – sem du 24 avr

Nivillac, La Couronne – 29 avril

Morlaix, La Salamandre – 30 avril

Penmarc'h, Eckmühl – en avril

Douarnenez, Le Club – à dater